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Cloches de Pioggiola, 1987.

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Durée totale du document :
00:37:06
Interprète(s) :
?
Document N° :
CCV000086 053
Enregistrement
Lieu de l'enquête :
Pioggiola
Année :
1987
Date :
1987-08-13
Enquêteur(s) :
Antoine Massoni
Informateur(s) :
Santu Massiani
Personne morale :
Centre culturel voce
Commentaire sur la langue :

Il s'agit ici d'un concours de sonneurs de cloches organisés à Pioggiola. Différentes équipes s'affrontent afin de faire reconnaître leur talent et leur hardiesse à créer un mailliage de variations rythmiques et mélodiques autour de la "ciccona".

Santu Massiani présente les équipes jusqu'à 02m20secondes.

1 ère équipe : François Carboni de Pioggiola "à e chjuche" : "mezana" et "chjuca", et Toussaint Massiani à la grande (" a cicona").

2ème équipe : Luiggi Jacques de Pioggiola " à e chjuche" et Argenti ? Paul à "a cicona".

3ème équipe : Giacomoni Nonce d'Olmi-Cappella et Luiggi Anton'Ghjuvanni.

4ème équipe: Benedetti de Costa et Massiani Toussaint.

5ème équipe: Massoni Antoine de Pigna et Acquaviva Nando de Lisula.

6ème équipe: Fabiani Antoine, maire de Mausoleu et Franceschi Antoine.

7ème équipe: ........ de Pioggiola et Massiani Toussaint.

8ème équipe: Luiggi Anton'Ghjuvanni de Pioggiola et Antonelli François.

 

Dans son ouvrage "Les musiques de Corse", édité au édition Piazziola, Antoine Massoni décrit à la page 99 de son ouvrage, le processus de la sonnerie. Il faut rappeler la formation de percussioniste d'Antoine Massoni, qui s'était fortement impliqué dans l'analyse de la tradition campanaire, notamment celle de Pioggiola, où il avait lui-même participé aux sonneries festives.

" U Campanile est le plus grand instrument de l'île et c'est pour cete raison qu'il est si souvent oublié. Son rôle est d'assurer la transmission des messages. Au sein des villages, sa fonction est double, à l'usage des offices du culte mais également de la vie sociale. Il émet deux types de messages: centrifuge pour l'appel au rassemblement, et centripète ( qui rapproche du centre), pour donner l'alarme d'un danger ( incendie, guerre, épidémie..)

À son sommet, le clocher abrite généralement trois cloches d'où son nom de trillon:

"A ciccona ou a maiò" ( le bourdon), donne la tonique et assure une battue régulière. Elle est mise à la volée par un sonneur qui tient un tempo lent afin de permettre les variations sur les deux autres cloches.

"A mezana" fait la seconde majeure et "a chjuca" la tierce majeure.

Les deux sont sonnées par la même personne "à pichju martellu". En actionnant les battants tenus soit directement à la main soit par l'intermédiaire d'une cordelette, le sonneur doit exécuter des variations en miroir, selon un code défini, afin que le message soit bien compris. "A ciccona" mise à la volée définit une battue ample pour laisser se développer les ornements de " A mezana" et de la "chjuca". Sur ce tempo, le sonneur commence toujours sur la "chjucca" et reprend la formule en inversant son attaque sur la "mezana". Des formules binaires, ternaires, quinaires ou composées en 3/2/2.... selon l'improvisation, l'espace laissé par la "ciccona" ne permettant pas d'exécuter plus de huit frappes."

Original
N° Inventaire :
AM012
Support :
Cassette
Transcription intégrale :
Oui
Durée (hh:mm:ss) :
00:37:06
Copie
Dossier archive :
Médiathèque
Original :
Médiathèque
Lieu de dépôt :
Médiathèque
Ajouté le: 2011-06-06 17:46:17    Vues: 368
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